21/06/2010

La dentellière

areignée

 

Elle trouva un coin tranquille, un recoin, où la maîtresse de maison oubliait souvent de faire le ménage. Elle commença à tisser un piège à l’endroit même, où elle avait repéré une colonie de mouches, formée du père, la mère de leurs petits.

 Elle se frottait les pattes de plaisir. Hum ! Les petites chairs tendres étouffées par mes fils soyeux. De longues heures passèrent, rien, elle s’impatienta. Pourtant elles étaient là, l’araignée les entendait. Le temps s’écoulait si lentement qu’elle finit par s’endormir un court instant. Depuis une semaine elle les épiait, reconnaissait chaque coup d’ailes, et tissa sa toile là, où elles venaient se restaurer, entre le mur et le placard à provisions. Rien, elle a passé du temps à confectionner une œuvre d’art,  pour rien.

 Le lendemain très irritée, elle prit le téléphone. Une petite voix répondit.

-          Allo ! allo ! qui êtes vous ?

-          Elle s’écria sur un ton irrité. L’araignée !

-          Oh ! bonjour, c’est vous l’artiste ? quelle belle nappe en dentelle que vous avez tissé. Nous nous sommes données la peine de changer notre trajectoire pour ne pas l’abîmer, et surtout, pour éviter de vous réveiller. Tout ce travail a du vous causer une grosse fatigue.

 De rage, l’araignée bascula en arrière et se prit les pattes dans sa propre toile, et chuta malencontreusement dans un pot de miel.

 Quelle fin tragique pour une dentellière de finir en tartine

 

                                                                               miel

Estelle

 

10:25 Écrit par estelle dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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