27/01/2010

LES COMMERAGES

Dans notre village nous vivions pour ainsi dire presque les uns chez les autres. Les uns savaient constamment ce que faisaient les autres. Les autres se sachant épiés s’informaient quotidiennement sur les uns en interrogeant ceux qui passaient leur temps à la fenêtre, à la boulangerie, au jardin public, chez le coiffeur et surtout au café de la poste là où les langues se délient plus facilement après quelques verres de pastis.

Tout bascula quant une jeune femme très élégante vain s’installer dans la maison de Jules le défunt, la plus belle du coin.

 

-          Qui est elle ?

 

Les uns ne s’occupaient plus des autres et les autres faisaient de même. Ils se sondaient tous les uns et les autres. Les rumeurs vont bon train.

 

-          Elle est seule ?

-          Veuve ?

-          Célibataire ?

-          Mais de quoi vit elle ?

 

Cela faisait deux mois qu’elle c’était installée et rien, on ne sait toujours rien d’elle. Ils constataient tous le va et vient de personnes qui passaient des heures chez elle.

Le patron du café était bien placé pour voir ce qu’il se passait chez la mystérieuse.

-          Que vois tu Jean derrière ton comptoir

-          Ben, des choses

-          Mais quelles choses

-          Allez dis nous

Et pia pia et pia pia

-          Puis comment peut il voir derrière les rideaux, ils sont rouge et noir

 

Il était pris au piège.

 

-          Mai rien, je ne vois rien je les vois juste bouger, voilà, puis laisser moi travailler tranquille

-          Ha, oui mais encore ?

-          Arrêtez de me saouler avec vos questions.

 

Il ne voulait pas vendre la mèche. Les soit disant va et vient de cette ravissante créature (nom de baptême des uns et des autres) venaient tous se restaurer dans sont établissement et son chiffre d’affaires avait triplé, pour lui sans était fini des commérages. C’était plutôt la caisse enregistreuse qui l’obsédait.

sensuellemain pour nouv blog

15:19 Écrit par estelle dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Etonnante, tu es.
Le texte qui précède autant que celui qui suit me touchent et je ne sais pas trop pourquoi.
Il faudrait que nous puissions parler des heures pour que je sois éclairé sur ta pensée.
Mais la chose est impossible. Tu es rêve et je ne suis que cendre et le vent des circonstances me disperse à son gré.

Écrit par : cendrederêve | 31/01/2010

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